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Saison 1
Épisode 32
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Saison 1 — Épisode 32
Épidémie
Transcription disponible
Jean-Claude arrive ivre au travail.
Ép. 31 —
Le séminaire
Tango —
Ép. 33
Transcription
Auto-scroll
00:00
Ouais, c'est ça, ouais. Plutôt mini.
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Bon, je t'emmènerai à Monoprix.
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Comme il y a plus de gonzasses que de mecs dans cette boîte,
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on sera pratiquement obligé d'être seul dans la chambre d'une fille, tu comprends ?
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T'es sur ton coup, là ?
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J'ai fait des cours, des calculs super compliqués, des tableaux.
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Il y a un mec qui va se faire baiser qui sera tout seul.
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Ah ouais ?
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Pourquoi tu te fais chier à faire des calculs compliqués ?
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Trop facile !
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Venez dimanche, Philippe, venez !
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Le scoutisme, c'est aussi la solidarité, l'esprit d'équipe...
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Oh, excusez-moi.
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Allô ?
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Ah non, Maïva, comment ça, chez vous ?
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Le premier jour dans l'inventaire, on n'est pas balade, on est déserteur.
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Où j'en étais, Philippe ?
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Esprit d'équipe, solidarité...
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C'est ça !
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Amitié, amitié, liberté...
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Oh non, Jean-Claude ! Jean-Claude !
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Ah, tu peux pas imaginer !
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À 5h du matin, j'étais vautré dans les poubelles bleues,
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et là, je tombais à mort d'un trottoir.
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Je pouvais plus le quitter, j'étais bien.
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Oui, je sais, oui.
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Dis pas je sais !
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Hein ?
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Pour moi, ça a été comme une révélation.
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J'étais bourré, d'accord.
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Mais là, je flottais comme un avion dans l'azur.
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Te sentir bien quand tu floues le camp, hein ?
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Oui.
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T'en viens de demander, ça vaut le coup de se battre, franchement.
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Franchement, je crois que t'es toujours en plein vol.
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T'as pas fini ton kérosène, Philippe.
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Non, c'est drôle, ça.
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Non, c'est pas drôle, parce que ne pas venir le vendredi
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et arriver le lundi dans cet état,
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ça promet une belle semaine, Jean-Claude.
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Quel jour ?
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On est lundi.
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Oui.
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Oui, oui, allez, dis donc.
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Tu peux aller aux toilettes, tu vas te faire une petite fraîcheur,
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tu vas prendre ma veste.
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Hein, attends.
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Hein, parce que si Jean-Guy te croise dans cet état, t'es mort.
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Allez, la porte !
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Ah, c'est pas ma journée, hein ?
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Oh, Jean-Guy.
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Toujours pas de nouvelles de Jean-Claude ?
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Non.
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C'est Maëva qui se fait porter pâle en plein inventaire.
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Bon, qu'est-ce qu'elle a encore, Maëva ?
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Mais peu importe ce qu'elle a.
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Moi-même, je me sens pas très bien et je suis là.
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Moi aussi.
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Le jour de l'inventaire.
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Déjà hier, j'étais fébrile.
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J'ai fait une hypoglycémie en pleine messe.
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Bon, il faut que je me rafraîchisse.
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Non, mais attendez, Jean-Guy,
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si vous n'êtes pas bien, rentrez chez vous.
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C'est vrai que vous êtes pâle.
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Faites ah ah pour voir.
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Mais enfin, laissez-moi passer.
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Jean-Guy, j'ai perdu un oncle,
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quelques années, pareil que vous.
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C'était même âge et tout.
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Il était fébrile.
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Il n'est pas rentré chez lui.
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Remporté en deux jours.
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Mon oncle Jean-Claude.
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Jean-Claude !
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Bon, n'importe quoi.
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Qu'est-ce qui se passe derrière cette porte, là ?
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Ah, je...
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Oh, Maëva !
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Maëva, mais qu'est-ce que vous faites là ?
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Vous croyez malade ?
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Vous n'avez pas le droit de me dire ça au téléphone.
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D'accord, j'ai les oreillons,
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mais je ne suis pas un déserteur.
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Je vais les faire à mon inventaire.
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Mais Jean-Guy, c'est très grave.
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Ce que je viens d'entendre,
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c'est du harcèlement moral caractérisé.
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Vous n'avez pas le droit.
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Vous êtes un délégué syndical, je vous rappelle.
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Je fais un rapport, moi.
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Ne me dites pas ça.
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Elle s'en va, là ?
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Maëva !
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Bon, je suis garé où, meuf ?
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Désolé, Maëva, mais vous ne pouvez pas rester.
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Pourquoi ?
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Je suis la chienne boue, hein, alors...
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Maëva, j'ai dit une grosse bêtise
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que je regrette infiniment.
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Alors, acceptez mes excuses pour la cinquième fois
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et rentrez chez vous.
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Non, non, non, c'est l'heure de l'inventaire.
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Et je vais le faire.
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Brandissant mon cimetère,
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je suis la dernière de Janissaire.
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Je vais fouiller les étagères,
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compter les petites cuillères,
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briser tous les mystères,
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visiter les vestiaires.
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Prenez le RER, rentrez chez votre mère.